William Chevarie - Dissertation du lauréat, 2019

Je souhaite contribuer à mettre fin à notre dépendance à l’agriculture animale industrielle en développant et en démocratisant l’agriculture cellulaire, soit la multiplication de myoblaste animal in vitro. L’objectif est l’obtention de viande destinée à la consommation humaine, sans souffrance animale et avec une réduction drastique de l’empreinte environnementale équivalente.

Après avoir appris son existence, j’ai dévoré toute la littérature que je pouvais trouver sur le sujet. J’ai assisté à la première conférence internationale sur le sujet, à San Francisco. Cette expérience m’a permis d’évaluer l’état actuel du milieu et la probabilité de succès éventuel de la technologie. J’ai donc choisi de diriger mon plan de carrière avec l’intention d’en faire partie.

Puisque dans ce domaine, aucun programme d’enseignement n’existe à l’Université Laval ni au Canada et que l’industrie est encore au stade embryonnaire, j’ai décidé que je me ferai une formation sur mesure. J’ai sélectionné une liste de cours auprès des autres facultés de l’université et convaincu les départements respectifs de me laisser suivre ceux-ci sans les préalables requis.

Le but intermédiaire est d’acquérir les connaissances me permettant la transition d’un baccalauréat en sciences des aliments à une maitrise en biologie cellulaire et moléculaire et ultimement, trouver ou créer un projet de doctorat spécifiquement en agriculture cellulaire. J’aspire à travailler comme chercheur et faire avancer cette cause jusqu’à ce que les consommateurs aient l’option d’une viande produite de façon plus durable et sans le fardeau éthique. Je souhaiterais aussi enseigner pour transmettre mon savoir à la prochaine génération.